Cadres, non-cadres : au-delà du statut, des différences criantes

par Cadreo




L’Insee a publié son « Portrait social de la France ». De nombreuses données (chômage, santé, revenu...) permettent de comparer les conditions de vie des cadres et non-cadres.

FouleDiplôme

66% des enfants de cadres ou de professions intermédiaires sont diplômés du supérieur contre 30% des enfants d’ouvriers ou d’employés, selon le Portrait social de la France publié par l'Insee. Une inégalité quasi inchangée depuis 10 ans. Les enfants de cadres et non-cadres (14 et 12%) sont à peu près aussi nombreux à réaliser des études courtes (BTS, DUT ou équivalent) mais les enfants de cadres sont bien plus nombreux à posséder un niveau plus élevé : 32% sont actuellement en possession d’un master, d’un DEA, d’un DESS ou d’un doctorat contre seulement 7 et 5% des enfants d’ouvriers et d’employés. Les écarts se creusent encore selon l’origine : il y a 10 ans, la part des enfants de cadres à posséder un diplôme en 5 ans s’élevait à 24%.

Chômage

Le taux de chômage des cadres a reculé de 0,4 point à 4% des actifs. A l’inverse, celui des ouvriers non-qualifiés a augmenté (+0,8 point) à 20,3%. Il est bien plus élevé que celui des autres catégories socio-professionnelles (CSP) : le taux de chômage des employés et des professions intermédiaires est respectivement de 10,2 et 5 ;8%.

Horaires atypiques

Deux personnes sur cinq travaillent au moins une fois le samedi, une sur cinq le dimanche, une sur quatre le soir et une sur dix la nuit. Tout le monde ou presque est donc concerné par les horaires atypiques. Mais les employés sont plus concernés par le travail le samedi et le dimanche, les ouvriers par le travail la nuit et les horaires alternés. Les cadres eux travaillent davantage le soir et à leur domicile. Ceux qui cumulent travail du soir, le week-end et les horaires variables sont les agriculteurs, les artisans, les commerçants et les chefs d’entreprise.

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Revenu

Les cadres perçoivent un revenu salarial annuel moyen de 40 460 euros. Une rémunération 2,6 fois supérieure à celle des ouvriers et 2,9 fois à celles des employés. Des différences qui s’expliquent aussi par la part des emplois à temps plein plus élevés pour les cadres que pour les autres CSP.

Santé

85% des cadres et professions intellectuelles supérieures déclarent être en bonne ou très bonne santé. Le taux est aussi élevé pour les professions intermédiaires (82%) loin devant les ouvriers et les employés (75%) et surtout des agriculteurs exploitants (67%). Un ressenti qui s’explique par des différences de mode de vie, de comportements en matière de prévention et de conditions de travail. « Il tient également à des différences de comportements de recours aux soins, qu’il s’agisse de l’expression d’un rapport différencié au système de santé ou d’une inégale exposition aux barrières financières d’accès aux soins », explique l’Insee. Si moins d’un cadre sur trois renonce aux soins dentaires en raison de leur coût, cela concerne respectivement 51 et 59% des ouvriers et des employés

Espérance de vie : l’écart entre les cadres et les ouvriers perdure

Recours aux soins

Toujours sur le domaine de la santé, c’est aussi le rapport aux soins qui varient selon la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, 60% des enfants de cadres scolarisés en grande section maternelle se brossent les dents plusieurs fois par jour, contre 47% des enfants d’ouvriers. Logiquement, les enfants de cadres ont moins de caries (7,8% d’entre eux) que les enfants de professions intermédiaires (10,3%) et d’ouvriers (30,5%). De même, parmi ces derniers, plus de trois caries sur trois n’ont pas été traitées par un dentiste contre moins d’une sur deux chez les enfants de cadres...

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