L'Aquitaine attire toujours autant les cadres, au détriment de Paris

par Cadreo




L'Île-de-France est la dernière région attractive pour les cadres, elle enregistre 60 arrivées pour 100 départs, selon la dernière étude de l'Apec.

Bordeaux2On leur reproche souvent d'être peu mobiles. Pourtant, selon la dernière étude de l'Apec, les cadres changent plus souvent de région que les non-cadres. Certes de peu : "4 % des cadres de 25 à 29 ans ont connu une mobilité géographique entre deux départements en 2013, contre 3 % des non-cadres du même âge", précisent les auteurs de l'étude.

> Insatisfaction, baisse des salaires, etc. : le vrai-faux de la mobilité des cadres

Contrairement aux salariés, les cadres ne changent pas toujours d'entreprise quand ils déménagent. Les cadres travaillant davantage dans de grandes entreprises, ils ont plus d'opportunités d'exercer dans d'autres établissements d'un même groupe.

2 départements regroupent 25% des cadres

Autre différence entre les cadres et les non-cadres : le lieu d'exercice de leur activité. Alors que les départements de Paris et des Hauts-de-Seine regroupent environ 25% des cadres du privé, leur mobilité se fait dans plus de la moitié des cas dans la région Île-de-France. "Parmi les 20 flux de cadres les plus importants entre départements, un département de l'Île-de-France est systématiquement représenté. Les flux les plus importants concernent d'ailleurs des changements de départements à l'intérieur de l'Île-de-France, en particulier entre les Hauts-de-Seine et Paris, entre les Hauts-de-Seine et les Yvelines et entre Paris et la Seine-Saint-Denis. C’est nettement moins le cas pour les non-cadres où environ les deux tiers des mobilités entre départements ne concernent pas l’Île-de-France", notent les auteurs.

Quelles régions retiennent les cadres ?

"Plus une région est grande et comporte un nombre important de départements, plus les mobilités départementales infrarégionales sont mécaniquement probables", constatent les auteurs. 86 % des cadres ont par exemple quitté la région Centre-Val de Loire qui ne comptent que 6 départements contre 12 en Rhône-Alpes-Auvergne. Mais ça n'explique pas tout.  La région Centre-Val de Loire compte autant de départements que Provence-Alpes-Côte d’Azur sans que son attractivité ait aucune mesure avec le Sud de la France. En cause, le peu de métropoles d'envergure. Autre explication à la mobilité, ou non des salariés, les critères "subjectifs" de la qualité de vie ou de la culture régionale. Avec seulement quatre départements et uniquement deux villes de plus de 100 000 habitants (Brest et Rennes), la Bretagne résiste avec une "proportion non-négligeable de ses salariés qui connaissent une mobilité géographique entre départements".

En tête des régions les plus attractives pour les cadres, la Nouvelle Aquitaine a enregistré 1,6 fois plus d'arrivées de cadres que de départs alors que le taux d'attractivité de l'Ile-de-France n'est que de 0,6 fois. Dit autrement, "pour 60 cadres qui sont arrivés dans la région, 100 en sont partis". Autres régions particulièrement prisées par les cadres : PACA, l'Occitanie et les Pays-de-la-Loire. En somme, les cadres sont attirés par le chaud et la mer. Surprenant ? ;)

infographie mobilite_geographique_octobre2016

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