10 phrases à ne plus dire à vos collaborateurs

par Cadreo




« Chez nous, c’est compliqué », « On veut travailler en mode projet »… Claudio Vandi, responsable des Programmes (Expérimentation et Open Innovation) chez NUMA intervenait hier lors du Web2day, à Nantes. Il est revenu sur les excuses des managers qui brident la créativité de leurs collaborateurs.

Shut-up_optTout va plus vite. Dans les années 60, l’espérance de vie d’une société était d’une soixantaine d’année, aujourd’hui elle s’élève à seulement 20 ans. En cause : une concurrence toujours plus accrue qui nécessite de conquérir régulièrement de nouveau territoires. Or, malgré le développement de projets d’entrepreneuriat, la prolifération des départements innovation et l’évangélisation de l’esprit startup, entreprendre en entreprise est toujours difficile et doit faire face à des freins culturels.

Pour une majorité de cadres et managers, innover c’est toujours « demain et ailleurs » mais rarement « ici et aujourd’hui ». Voici 10 phrases à bannir afin de favoriser « l’intraentrepreneuriat » et inciter vos équipes à aller de l’avant, selon Claudio Vandi.

 

Web2day

1) « Nous ne sommes pas une startup »

De nombreux cadres freinent leur créativité sous prétexte de ne pas évoluer en environnement startup avec un business plan agile et un réseau de clients en attente d’innovation. Or, l’environnement des grandes entreprises est tout aussi propice à l’innovation.

2) « Nous manquons de bonnes idées »

Chaque collaborateur est une source de bonnes idées en puissance. Le problème n’est donc pas d’avoir de bonnes idées, mais plutôt de savoir les développer et les mener à terme. En changeant parfois sa façon de voir les choses, chaque cadre est à même de stimuler la créativité au sein de son équipe et d’encourage ses collaborateurs à apporter de nouvelles idées.

3) « Chez nous, tout le monde peut entreprendre…. Mais sans dépasser la ligne jaune »

Fixer des limites empêche de sortir de sa zone de confort et inhibe l’esprit d’innovation. Là encore, le problème est à prendre à l’envers : plutôt que de fixer les limites à ne pas dépasser, le responsable des programmes chez Numa encourage à fixer des limites à dépasser.

4) « On ne peut pas se permettre de montrer un produit ou un projet imparfait »

Il faut savoir se lancer et commencer par quelque chose. Même si le projet est inachevé, l’important est de savoir communiquer autour, le mettre en perspective et bien choisir le panel de clients, triés sur le volet, auxquels présenter et proposer cette nouveauté.

5) « Je veux développer une culture de l’échec… mais j’ai besoin d’un exemple parfait »

Ce prétexte est à rapprocher de l’excuse précédente. Or, c’est du quantitatif que nait l’innovation et non du qualitatif. De cette logique de masse va découler une sélection naturelle qui débouchera sur une ou plusieurs bonnes idées pertinentes et concrètes que vous pourrez appliquer et ensuite affiner.

6) « Et si on ne fait rien, est-ce qu’un concurrent le fera avant nous ? »

Adopter une position passive pour ne pas prendre de risque est la solution la plus confortable quand on manage une équipe. Mais réagir et mettre en place des actions de manière défensive pour ne pas se laisser distancer par ses concurrents est le meilleur moyen de décourager ses équipes et de les mettre en situation d’insatisfaction. Il faut savoir bouger en premier. Faire de la veille et du benchmark n’est donc pas une stratégie efficace si l’on veut conserver le dynamisme de ses collaborateurs et donner du sens à leurs missions.

7) « Nous avons le mauvais problème pour la bonne solution »

De nombreux managers réfléchissent à l’envers et se passionnent pour la solution avant de se questionner sur les véritables problématiques. Or, se pencher sur les problèmes est le meilleur moyen d’aboutir à des solutions efficaces et rapidement applicables.

8) « On veut travailler en mode projet »

Le « mode projet » est un mythe français que Claudio Vandi n’arrive pas à s’expliquer. Aujourd’hui, de nombreux cadres revendiquent une approche par projets. Or, toujours selon le responsable des Programmes de Numa, faire de ce mode de fonctionnement un obstacle à l’innovation revient à enfoncer une porte ouverte. Ce serait ne pas fonctionner en projet qui serait réellement problématique et contre-productif en termes d’innovation.

9) « ROI ? » 

Le retour sur investissement, ou la logique du « show me the money » est légitime. Toutefois, Claudio Vandi préfère considérer l’investissement comme celui que nous connaissons pour la mutuelle santé. La somme de nos cotisations ne seront probablement jamais rentables, sauf en cas de grave maladie, mais investir « en prévision de » permet une plus grande agilité et une plus grande capacité d’anticipation et d’action.

10) « Chez nous, c’est compliqué »

Il faut savoir relativiser la notion de complexité. Les défis sont permanents, et par définition compliqués. Cette dernière phrase est l’incarnation même des blocages culturels qui freinent les cadres et dirigeants français dans leurs volontés et leurs capacités d’innover. Roi   > Retrouvez le Web2day sur le Blog du Modérateur

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