3 questions à Jocelyn Aubry, nouveau Directeur des systèmes d’information d'Aon France

par Cadreo




Nommé récemment Directeur des systèmes d'information d'Aon France, Jocelyn Aubry revient avec Cadreo sur son parcours professionnel et les enjeux de son nouveau poste.

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  • En quoi vont consister votre nouveau poste et les missions associées en tant que Directeur des systèmes d’information d’Aon France ?

Le poste de DSI chez Aon France est un poste créé récemment que j’ai la chance de pouvoir occuper depuis quelques mois. Auparavant, les grandes orientations SI émanaient essentiellement du Groupe, avec une approche centralisée, en rapport avec le statut d’Aon, leader mondial du courtage en assurance, en réassurance et de la gestion des risques. Depuis plusieurs mois, la stratégie a évolué vers une approche plus collaborative s’appuyant sur les différentes expertises de ses filiales de par le Monde. C’est dans ce contexte, qu’Aon France accélère sa transformation vers plus de numérique, d’agilité, de collaboration entre la DSI et les différentes directions. Il existe un véritable enjeu de conduite du changement, de transversalité, de gestion de l’obsolescence de notre patrimoine SI, d’évolutivité, de flexibilité, de simplicité, d’accompagnement et de réutilisation de briques déjà existantes au sein du groupe. Autrement dit, il s’agit de transformer tout en trouvant le juste équilibre entre des solutions globales et locales et de se donner les moyens d’anticiper. Ce sera en grande partie ma feuille de route. Cet équilibre nous permet d’ores et déjà de nous différencier sur des solutions de Santé et Prévoyance particulièrement puissantes et de Big Data pour nos actuaires. Nous sommes une direction SI avec beaucoup de complémentarités ce qui sera un atout.

  • Après une longue expérience auprès d’opérateurs télécoms, vous découvrez un nouveau secteur en intégrant Aon, entreprise spécialisée dans le courtage d’assurances : quels sont les principaux enjeux de ce marché ?

J’ai effectivement évolué durant plus de 20 ans dans les télécoms et ce secteur est nouveau pour moi. Pour autant, j’y trouve des similarités : un marché en forte concentration, des nouveaux acteurs issus de la « nouvelle économie » (les Fintechs), une guerre des prix, la vague numérique, la vitesse, l’importance de générer de la valeur pour ne pas devenir un intermédiaire ou une commodité et un régulateur prégnant. Pour Aon France, nos enjeux sont de poursuivre notre croissance sur un marché plutôt stable, se spécialiser toujours plus, innover, accompagner/conseiller nos clients avec des offres sur mesure que ce soit sur le marché national ou international, la génération de valeur, l’affinitaire, le Digital, le CRM et évidemment être irréprochable dans l’exécution. Le SI doit intervenir en soutien mais doit être aussi acteur de ces enjeux et permettre de dégager les marges nécessaires pour poursuivre nos investissements et notre croissance, tout en minimisant l’impact SI des nouvelles réglementations du marché.

  • Vous avez également une longue expérience en direction de services informatiques : une vocation pour vous ?

Il s’agit plus d’une évolution logique que d’une vocation. De formation Marketing International et Technologique, j’ai toujours aimé comprendre le pourquoi et le comment. J’ai découvert les services en ligne lors d’un stage de troisième année à Philadelphie en 1992 et j’ai eu l’opportunité deux ans plus tard de rejoindre CompuServe, en France, qui était alors le leader mondial des Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI). J’ai donc débuté ma carrière professionnelle à l’époque pionnière d’Internet, des NTIC, au sein de CompuServe puis d’AOL. Ce fut une période fabuleuse, avec l’explosion de la bulle Internet entre temps, mais en 20 ans, l’évolution a été remarquable et n’a épargné personne. C’est vers 2005 que les rapprochements entre FAI et les opérateurs télécoms ont commencé à s’opérer. Cela s’est aussi traduit par un rapprochement entre des équipes « Web » et SI qui jusque-là étaient dans deux mondes séparés aussi bien d’un point de vue technologique, que culturel et en termes d’objectifs. Chez Neuf Cegetel puis SFR où j’ai ensuite évolué en tant que DSI Relation Clients, cette culture Web s’est mélangée avec la culture SI, faisant tomber des silos et développant des synergies, de nouvelles façons de faire. C’est ce qui est caractéristique aujourd’hui de la « digitalisation » d’une DSI et de son nouveau positionnement au sein des organisations. La DSI doit devenir un facilitateur. Tout cela est passionnant.

  • Retrouvez le parcours de Jocelyn Aubry dans notre rubrique Nominations

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