How Google Works : les secrets du business à l'ère d'Internet

par Cadreo




Les dirigeants d'aujourd'hui sont confrontés à une mutation profonde et à une accélération sans précédent de l'économie mondialisée. Comment faire pour naviguer à vue dans cet environnement où le changement est permanent. Dans How Google Works, Eric Schmidt et Jonathan Rosenberg, 2 dirigeants emblématiques de Google, livrent quelques clés.

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Dans How Google Works, un bel exercice de story-telling de marque autour du business à l'heure d'Internet, Eric Schmidt et Jonathan Rosenberg, deux membres quasi-fondateurs de Google, donnent de belles leçons de business et invitent les entreprises d'aujourd'hui à se mettre gentiment à la page.

Au siècle d'Internet, le code a changé

Racontant leur propre remise en question lorsqu'ils sont arrivés chez Google en 2002, ces deux figures emblématiques du web-business expliquent dans How Google Works que tout ce qu'ils pensaient savoir sur la manière de gérer une entreprise  est mort aujourd'hui. Dans le siècle d'Internet en effet, le code a changé et aucun secteur n'échappe à la transformation par la technologie : toute l'information mondiale est disponible en ligne, les smartphones permettent à tout le monde de se connecter aux autres, à tout moment, de partout. Et vous avez désormais un superordinateur dans votre poche. Conformément à la loi de Moore, tout va encore s'accélérer, voici comment ne pas rater le prochain wagon.

Le pouvoir est entre les mains de petites équipes

Le pouvoir a changé de mains. Les petites équipes, les organisations individuelles se montrent plus efficaces à l'heure d'Internet. "Elles peuvent créer de nouvelles idées, expérimenter, échouer et essayer à nouveau pour réussir sur un marché globalisé", affirment les deux pontes de Google.

Il faut recruter des "smart creatives"

Chez Google les personnes qui savent imaginer des produits incroyables dans des délais tout aussi incroyables ont un nom : on les appelle des "smart creatives". Il faut leur donner un maximum de liberté et faire en sorte que l'organisation de l'entreprise facilite leur travail : la liberté et la vitesse sont les deux clés pour faire carburer leur imagination sans borne. Pour les attirer, il est nécessaire également de leur permettre de prospérer et d'user d'une de leur compétence-clé : le scaling (un des principes fondateurs des start-up). Cette capacité à reproduire sur une échelle différente un succès déjà éprouvé, à un niveau local par exemple,, le tout à un coût qui reste limité, c'est l'un des secrets du business Internet pour générer du cash qui coule à flot.

Comment attirer ces profils intelligents ?

Attirer les smart creatives n'est pas simple. Les employeurs doivent commencer par un environnement et une culture de travail qui leur plaît. Les smart creatives sont attentifs au lieu de travail et aux valeurs communes qui animent un groupe. Les entreprises doivent surtout être fidèles à leurs slogans et respecter leur promesse employeur. Au niveau du management, il faut évidemment leur permettre de travailler en petits groupes qu'ils définissent eux-mêmes de manière un peu aléatoire, en misant sur la sérendipité. D'après Schmidt et Rosenberg les entreprises ont intérêt aussi à s'organiser autour des personnes qui ont le plus d'impact. (un écho de la théorie du linchpin de Seth Godin ?).

Oubliez les business plans !

Place maintenant à la stratégie ! La plupart des entreprises fonctionnent avec des business plans, mais les choses changent si vite aujourd'hui que vous pouvez oublier toutes les méthodes apprises pendant votre MBA. A commencer par ces fameux business plans qui font peur aux smart creatives et qui conduisent à se tromper irrémédiablement. Mieux vaut baser sa stratégie sur des fondations solides dont les 3 piliers sont :

  • Créer des produits basés sur une vision et une technologie uniques
  • S'organiser pour faire de la croissance plutôt que des profits
  • Connaître vos concurrents sans les suivre

Se rallier à la bonne décision

Reste un des secrets majeurs qui ont permis à Google de prospérer : savoir qui doit prendre les bonnes décisions. D'après ce qu'on peut lire dans How Google Works, les entreprises se trompent sur l'idée même du consensus qui amène à prendre des décisions stratégiques. Le consensus ne doit pas être une décision unanime, mais un ralliement à la meilleure idée proposée. Ce qui implique que la décision ne doit pas être laissée uniquement aux leaders ou aux dirigeants des entreprises qui pensent, à tort, avoir la science infuse. De la même manière, ils ne sont pas forcément de bons communicants.

Bref, pour atteindre "le nirvana du business", il n'y a pas 36 chemins. L'innovation ne se décrète pas du sommet, elle doit juste être permise et encouragée par l'entreprise pour imaginer des prototypes, pas des slides powerpoint. En gardant à l'esprit que les idées viennent de partout et de tout le monde.

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