Cultiver son intelligence émotionnelle pour gagner plus !

par Cadreo




Dans un article publié sur le blog de l'école de commerce ESSEC, la professeure de management Aarti Ramaswami explique comment cette qualité influe directement sur la rémunération.

Passer entre les gouttes, frayer son chemin, contourner les difficultés... Autant d'expressions qui peuvent résumer la dernière marotte du management : l'intelligence émotionnelle (IE). Daniel Goleman, le premier à rendre visible cette faculté dans son ouvrage L'intelligence émotionnelle, Accepter ses émotions pour une intelligence nouvelleestime qu'elle repose sur 5 compétences : la conscience de soi, la maîtrise de ses émotions, la motivation, l’empathie et la capacité à entrer en relation. Ceux qui les réunissent réussiront davantage dans leur carrière car, en plus de se maîtriser, ils comprennent les émotions de leurs interlocuteurs et savent utiliser ces informations pour orienter leurs actions. 

Dans un précédent article, nous avions déjà démontré comment l'intelligence émotionnelle permettait de devenir un meilleur manager. Aujourd'hui, avec les travaux de recherche d'Arti Ramaswami, on s'intéresse à son impact sur la carrière et le salaire.

> Bien payé ? Vérifiez-le en utilisant notre outil salaire

Intelligence émotionnelle et réussite professionnelle

Comme elle le résume sur le blog de l'ESSEC, la professeur de management a étudié (pour lire l'intégralité de sa recherche : A time-lagged study of emotional intelligence and salary) les profils de 126 anciens élèves d'une grande université des Etats-Unis de l'Ouest. Alors que les 10 premières années d'une vie professionnelle sont généralement considérées comme les plus importantes pour la suite, elle a étudié leur parcours professionnelle sur cette durée. Elle a ensuite cherché à déterminer comment l'intelligence émotionnelle a eu un impact objectif sur la carrière de ces étudiants.

"Nous avons tout d'abord commencé par étudier trois hypothèses : l’intelligence émotionnelle est positivement liée au salaire, le mentorat arbitre la relation entre l’intelligence émotionnelle et le salaire, et enfin l'impact de l’intelligence émotionnelle sur le salaire sera plus fort aux niveaux organisationnels supérieurs qu'aux niveaux inférieurs", explique-t-elle. Selon elle, l'IE se traduit par la capacité à coopérer socialement, à construire des relations solides et interpersonnelles, à utiliser des compétences en réseau et à démontrer une bonne volonté politique.

Résultat, donc, l'intelligence émotionnelle impacte positivement les carrières et in fine les niveaux de rémunération des managers. Le rôle de l'IE joue encore davantage à mesure que les cadres montent les échelons. En passant d'un rôle essentiellement d'opérationnel à des missions de leader, le personnel encadrant se doit d'être particulièrement stratégique. Il devra en effet maîtriser l'art de la négociation pour "convaincre, inspirer, persuader, établir des rapports et de la confiance, et gérer l'incertitude et le stress", souligne Art Ramaswani. Une personne "émotionnellement intelligente" sera également capable de prendre de meilleures décisions. Ainsi, plus vous progressez dans l'organisation, plus la maîtrise de l'IE est importante.

Pour la professeur de management, il apparaît donc utile que les écoles insistent davantage sur cette notion pour mieux former les dirigeants de demain. Quant aux entreprises, elle estime qu'elles devraient également accompagner les managers à travers des séances de coaching en compétences sociales, surtout pour ceux ayant l'intelligence émotionnelle la plus rabougrie...

> Qu'est-ce qu'un leader ?

Nous vous conseillons les articles suivants :

Transférez par mail

À lire également


+ de 40 k€

Décrochez un poste à votre mesure

Êtes-vous bien payé ?

Découvrez votre valeur sur le marché