Leadership : et si tout se jouait dès le berceau ?

par Cadreo




Trois chercheurs ont cherché déterminer pourquoi certains enfants présentaient davantage de caractéristiques propres aux leaders et comment cela jouait sur leur carrière professionnelle. Et si tout n'était qu'une question d'ordre de naissance ?

Né pour diriger ? Depuis tout petit vous ressentez cette force qui vous entraîne à prendre les devants, à entraîner les autres dans vos pas, à agir pour le groupe ? Et aujourd'hui, naturellement, vous dirigez une équipe, une entreprise. Mais d'où vient cette capacité à emporter les foules ? C'est ce que trois chercheurs ont cherché à déterminer dans une étude repérée par Olivier Schmouker du blog En Tête.

Cette étude, Born to lead? The effect of birth order on non-cognitive abilities, a été conjointement réalisé par Sandra Black, professeure d'économie à l'Université du Texas (États-Unis), Erik Grönqvist, professeur d'économie à l'Institut d'évaluation du marché du travail et de politique d'éducation à Uppsala (Suède) et Björn Öckert, professeur de sciences sociales au même Institut.

Pour mener leur étude, les trois chercheurs se sont concentrés sur deux catégories d'hommes d'une fratrie : l'aîné et le benjamin. Ils ont comparé leurs profils psychologiques en considérant cinq traits de personnalité : l'ouverture à l'expérience, le contrôle, l'extraversion, l'agréabilité et le névrotisme (les Big Five).

Merci papa, merci maman

Conclusion des auteurs : tout est lié à l'ordre de naissance des enfants. L'aîné présenterait en effet des traits psychologiques propres au leader : la stabilité émotionnelle, la ténacité, l'ouverture d'esprit, la volonté d'assumer des responsabilités et la prise d'initiatives, explique Olivier Schouker. Concrètement, l'aîné aurait même 30 % de chances supplémentaires de devenir "top manager" que son petit frère. Ce dernier a quand même quelques qualités, notamment celles d'être davantage autonome et créatif.

Comment expliquer ces différences ? Par l'éducation, expliquent les auteurs de l'étude. En effet, les parents n'éduquent pas l'aîné et le benjamin de la même manière. Les chercheurs ont par exemple constaté que le premier lisait davantage de livres à l'adolescence, qu'il passait plus de temps à faire ses devoirs et regardait moins la télévision que le second. De même, les parents consacreraient moins de temps au benjamin, "ce qui a sûrement un impact sur l'évolution des capacités non cognitives du petit dernier".

Sceptique ? Il y a de quoi... L''étude se limite aux garçons et ne prend pas non plus en compte les enfants uniques. Mais si vous êtes l'aîné et que vous n'avez pas encore de rôle de manager, vous pouvez d'ores et déjà préparer votre argumentaire en mettant en avant les qualités que vous avez développé en gérant votre petit frère. A l'inverse, si vous êtes le benjamin et que vous occupez des fonctions d'encadrement, dites vous que vous avez surmonté le rôle auquel votre naissance aurait dû vous limiter.

> On ne naît pas leader, on le devient !

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