Cadres : comment écrire une lettre de motivation en anglais ?

par Cadreo




Si vous visez un poste à l’international, il faut adopter les codes du pays. Pour une candidature anglo-saxonne, privilégiez un style direct, analyse Christina Rebuffet, coach en communication en anglais professionnel.

CaptureQuelles sont les différences entre une lettre de motivation en français et en anglais ?

Ce sont plutôt des nuances de ton et de présentation que des différences majeures. Par exemple, alors qu’en France on écrit son nom en haut à gauche de la lettre, cette information, suivie de l’adresse et du mail du candidat, sera à droite. Le nom de l’entreprise à gauche, la date et l’objet arrivent ensuite. Il est également possible de démarrer directement dans le vif du sujet, sans écrire Madame, Monsieur si vraiment vous peinez à trouver le nom de la personne à qui adresser votre lettre. De même, classiquement, la signature se situe entre le "Sincerely" de fin et le nom du candidat écrit à l’ordinateur :

Sincerely, (signature) Your name

En anglais écrit-on aussi sa lettre en 3 paragraphes ?

Oui, et on considère également que la lettre de motivation ne doit pas dépasser une page. Mais pour présenter ses compétences, on peut tenter des choses plus originales qu’en France. On peut imaginer un candidat qui, après s’être présenté, va écrire sur une colonne « Vous cherchez ces compétences » et dans une autre colonne, en face de la première, « Voici ce que je vous apporte ».

Ou encore, il est possible de mettre en gras une qualité particulière et d’écrire un paragraphe sur cette compétence. Bien évidemment, il faut que cela apporte un plus à la candidature.

Quel ton adopter en anglais ?

Il faut être direct, trouver un équilibre entre un ton formel et un ton décontracté mais professionnel. Quand les Français traduisent mot à mot leur lettre, c’est trop formel. Les recruteurs anglo-saxons préfèrent un ton spontané qui donne un aperçu de l’individu. Privilégiez des phrases courtes et utilisez des verbes d’action qui sont plus précis. Je conseille à tout le monde de faire relire sa lettre si ce n’est par un anglophone au moins par une personne baignant dans cette culture.

Les Français s’acharnent souvent sur la première phrase de leur lettre de motivation pour souligner que l’entreprise est la meilleure. Les anglais s’en moquent – ils le savent déjà – et on considère qu’il faut aller droit au but. En anglais, on parle davantage de soi, de ses compétences et de ses résultats. Bref, il faut être concret !

Pour commencer votre texte, soyez direct : Motivating members of my department, managing intercultural teams, and coordinating multiple departments is what I do best.

Comment doit-on terminer sa lettre de motivation ?

Les formules de politesse à la française sont bien trop désuètes. De même, terminer par « Thank your for you time » n’est pas nécessaire. En revanche, n’hésitez pas à solliciter un entretien par Skype, au téléphone ou en direct. Ça n’est absolument pas mal-vu. Il est plus facile de décrocher un entretien dans les entreprises anglo-saxonnes, il ne faut donc pas s’en priver.

I look forward to hearing from you and welcome the opportunity to speak with you about how I can contribute to you company.

Le réseau compte dans la culture anglo-saxonne, peut-on le mettre en avant dans sa lettre ?

Oui, si vous connaissez une personne de l’entreprise, il ne faut pas hésiter à le dire. En revanche, cette information ne doit pas arriver dans la toute première phrase sinon le recruteur aura l’impression que la seule chose que vous ayez à lui offrir c’est cette connaissance mutuelle. Aussi, pensez à demander à votre contact l’autorisation d’inclure son nom. Profitez de cette conversation pour vous assurer qu’il est en bons termes avec le recruteur !

Quelles sont les erreurs à éviter ?

Vous pourrez être tenté de faire du name dropping pour impressionner, mais mis à part L’Oréal et quelques autres grandes sociétés françaises, il y a peu de chances que le lecteur connaisse les entreprises citées… Soyez également très précis dans votre vocabulaire. Vous devez replacer le jargon en anglais de votre secteur d’activité. A défaut, le recruteur pensera que votre niveau d’anglais est insuffisant.

Retrouvez tous les conseils de Christina Rebuffet sur son site 

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