La loi de Murphy ou quand les cadres vivent "l'emmerdement maximum"

par Cadreo




Souvent les choses ne marchent pas comme on voudrait. On peut appeler ça la fatalité et il faut parfois apprendre à s'y résigner...

tartinetombee_optS'il y a une probabilité que quelque chose échoue, alors ça échouera. C'est, en résumé, le principe de la loi de Murphy également appelée "loi de l'emmerdement maximum" ou encore "loi de la tartine beurrée". On la doit à l'ingénieur aérospatial américain Edward A. Murphy Jr qui l'aurait exprimée ainsi "Anything that can go wrong, will go wrong". 

Vous en doutez ? C'est pourtant quand vous êtes en retard que tous les feux passent au rouge sur la route, quand votre téléphone tombe en panne que la garantie vient de se terminer, quand vous avez une compétition sportive que vous vous froissez un muscle la veille…  Au bureau, ça peut être le rétroprojecteur qui fait des siennes le jour d'une présentation phare ou un train en retard quand vous avez rendez-vous avec des clients importants...

Bref, la loi de Murphy, c'est un peu la loi des séries, aucun malheur n'arrive jamais seul, et même si c'est la faute à pas de chance, il faut se préparer à "jamais deux sans trois".

> L'effet Dunning-Kruger, ou quand les plus mauvais se croient doués

De l'importance d'un plan B 

Comment réagir face à Murphy ? Celui qui a donné son nom à cette théorie, était un ingénieur. Et pas dans n'importe quelle activité : l'aérospatial. Alors, certes l'imprévu est inévitable mais dans l'espace si quelque chose tourne mal, les chances d'y réchapper sont maigres. Sauf à avoir anticiper les choses pour ne pas être totalement pris au dépourvu. Voilà ce que nous enseigne la loi de Murphy, toujours avoir un plan B. Dans le monde de l'entreprise, on parle de prévention du risque ou le fait d'anticiper ce qui pourrait mal tourner.

"S'il y a plus d'une façon de faire quelque chose, et que l'une d'elles conduit à un désastre, alors il y aura quelqu'un pour le faire de cette façon"

 

La loi de Murphy est une forme d'intelligence donc, elle permet de rester flexible et réactif en toute situation. C'est le fait d'enregistrer son travail sur le cloud, une clé USB et son ordinateur. Au cas où, le dossier restera toujours accessible... C'est aussi ce qu'on appelle le détrompeur, une méthode mise au point chez Toyota pour assurer le zéro risque. Un exemple concret : le fil vert va sur le bouton vert et le fil rouge, sur le bouton rouge. En poussant la logique à son extrême, il faut anticiper qu'un daltonien manipule les fils et que si un fil vert entre en contact avec un bouton rouge, il ne se passe rien...

"Le travail d’équipe est essentiel. Ça donne quelqu’un d’autre sur qui rejeter la faute"

Mais si vraiment, vous ne pouvez rien faire ? Pour reprendre l'exemple du train qui, pas de bol, est immobilisé en rase campagne dans une zone sans réseau. Vous ne pourrez donc pas prévenir les clients de votre retard. Dans ce cas là, il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre. La loi de Murphy c'est aussi savoir prendre la vie avec philosophie. Autre exemple : un collaborateur a commis une erreur. Il pourrait essayer de le dissimuler mais le remède risque de s'avérer encore pire. Parfois, il faut en effet accepter d'avoir simplement fait une erreur et repartir de zéro pour gagner du temps. En management, c'est l'acceptation à l'erreur, le fameux "fail management" qui voit les échecs comme un apprentissage pour faire mieux la prochaine fois.

> Journée de l'échec : pourquoi le fail management à la côte ?

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