Management de transition : le pape François pris comme modèle

par Cadreo




Comme remobiliser une multinationale en pleine crise ? The Economist s'est amusé à étudier le management du pape François comme un cas d'école.

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Le pape François est-il un modèle de CEO, de manager de transition ? C'est ce qu'affirme non sans humour l'hebdomadaire britannique The Economist dans un article titré "The Francis Effect". A l'opposé de Francis Underwood et son leadership du côté obscur, le journal libéral revient sur la prise de fonction de François et le plan de restructuration qu'il a mis en place. "Juste avant l'arrivée de François, la plus vieille multinationale du monde était en crise. Les concurrents pentecôtistes gagnaient des parts de marché dans les pays émergents..." explique l'article qui égrène également les scandales (la corruption, entre autres) qui ont entaché l'image de la marque RC Global (un acronyme pour "Catholique Romain Global").

En quête de restructuration

Dépeint ainsi sous l'angle managérial, le pape apparaît alors comme le sauveur d'une organisation en quête de restructuration. Qu'a fait alors le souverain pontife ? En bon manager, il a recentré sa multinationale sur son coeur de métier : aider les pauvres. Une "poor first strategy " qui s'est avérée payante en termes d'image et de business.

Un repositionnement stratégique salvateur

Toujours dans le cadre de ce repositionnement stratégique, François s'est aussi montré moins intransigeant que ses prédécesseurs sur certains sujets qui avaient tendance à cliver sa cible. Le pape a enfin utilisé d'autres outils managériaux classiques : il a créé une sorte de comité de pilotage (le C8), composé de huit cardinaux, pour réformer l'Eglise romaine en profondeur. François a même fait appel à des cabinets comme McKinsey et KPMG pour auditer le fonctionnement de l'administration du Vatican et de sa célèbre banque.

Pas encore de miracle

Faut-il s'attendre à un miracle avec l'utilisation de ces méthodes managériales éprouvées ? The Economist ne le dit pas mais évoque les critiques autour de ce " nuage de fumée ". L'image d'un pape "Back to business", dont la popularité est grandissante, montre tout de même un changement de stratégie et de culture perceptible en interne comme en externe. Le Journal La Croix, qui a interrogé un expert financier travaillant avec le Saint-Siège, confirme cette orientation patronale prise par le pape. De quoi éveiller à nouveau l'intérêt des grands médias généralistes sur la marque catholique, à nouveau "bankable" urbi et orbi.

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