Ce qui motive les cadres au travail

par Cadreo




1.500 cadres ont été interrogés par le cabinet de recrutement Hays afin de connaître leur degré d'engagement au travail.

Pour retenir un cadre, il faut (bien) le payer. Mais aujourd'hui, "la rémunération ne suffit plus à motiver les équipes", explique Tina Ling, PDG Hays France & Benelux. Le cabinet de recrutement a donc voulu comprendre quels étaient les autres facteurs de motivation des cadres au travail.

Parmi les répondants, 72 % se disent motivés. Ce qui leur plaît : l'intérêt des missions puis le développement des compétences et leur évolution et enfin l'ambiance de travail. Dans le détail, 51 % se rendent au bureau pour l'intérêt du poste, 20 % en vue d'une évolution de carrière, 16 % par besoin d'être actif, 10 % par reconnaissance et 3 % seulement par nécessité.

Enquête : les cadres sont heureux de manager

49 % des cadres "sereins"

L'humeur est au beau fixe chez les cadres. Si 15 % se disent stressés, 24 % déclarent être heureux au travail et 49 % être sereins. Seulement 1 % d'entre eux associent leur emploi au mot malheur. Pour les moins mobilisés en entreprise, ils pointent du doigt des facteurs responsables de la mauvaise ambiance au travail : la communication, le manque de moyens pour réaliser des objectifs, le rythme de travail et la difficulté à concilier vie privée et vie professionnelle.

Conséquence de ces insatisfactions, 71 % des cadres interrogés se déclarent prêts à accepter un poste moins bien rémunéré si une entreprise réunissait leurs trois leviers de motivation. Pour palier d'éventuels départs et retenir les talents, Hays évoque notamment l'importance du "Chief happiness officer", le responsable du bonheur en entreprise. Cette fonction, "à la frontière entre les RH et la communication", doit intégrer les nouveaux arrivants, mettre en place une culture de travail positive, optimiser la communication interne et organiser des événements.

Ce nouveau métier peut-il suffire à rendre le sourire aux cadres désabusés ? Laissons le mot de la fin à Thibaut Bardon, professeur associé et responsable de la recherche en management à Audencia Business School. Dans un précédent article sur le "bonheur en entreprise", nous reprenions déjà ses mots : "le bonheur est (...) un travail individuel et pas seulement collectif. Il faut donc laisser la liberté aux salariés de construire leur bonheur au travail mais également... hors de l’entreprise !" 

> Management : faut-il en finir avec le "bonheur au travail" ?

Nous vous conseillons les articles suivants :

Transférez par mail

À lire également


+ de 40 k€

Décrochez un poste à votre mesure

Êtes-vous bien payé ?

Découvrez votre valeur sur le marché