Pourquoi dort-on si mal à l’hôtel ?

par Cadreo




Les voyages d’affaires sont rarement de tout repos. Un « effet première nuit » aujourd’hui étudié par la science…

Nuit-hotelUne odeur désagréable, des draps suspects, un air trop chaud, trop froid, un oreiller trop dur ou trop mou, la veilleuse de la télévision qui éclaire la chambre…  Pourquoi les nuits sont-elles si tourmentées lorsqu’on ne dort pas chez soi ? A cause de notre cerveau, répond la revue Current Biology dans une étude publiée le 21 avril. Pour comprendre les troubles du sommeil et les effets de la « première nuit », les chercheurs de l’université Brown aux Etats-Unis ont utilisé les techniques de neuroimagerie afin d’analyser le cerveau endormi.

 

> Les 9 secrets du voyageur d'affaires

Un cerveau en veille…

Les images étudiées par les chercheurs ont montré une activité inattendue du cerveau : au cours de la première nuit de sommeil, les deux hémisphères sont en effet légèrement asymétriques. Le côté gauche du cerveau dort moins profondément que le côté droit. Le premier est aussi plus réactifs aux sons et aux stimuli externes provoqués par les chercheurs. Une activité qui n’a été observée que la première nuit.

Pour les scientifiques, une mauvaise première nuit à l’hôtel pourrait donc s’explique donc par un hémisphère cérébral vigilant, prêt à se réveiller en cas de menaces extérieures.

Comme chez les cétacés

Il n’y a pas que l’homme qui reste « éveillé » la nuit. Dans une interview accordée au journal suisse le Temps, José Haba-Rubio, médecin spécialiste du sommeil au Centre hospitalier universitaire vaudois, explique que des « cétacés comme les dauphins ou les baleines ainsi que certains oiseaux ont leurs hémisphères cérébraux qui dorment en alternance. Les cétacés doivent respirer l’air à la surface de l’eau de manière volontaire – contrairement à l’homme. Une partie de leur cerveau doit toujours être en éveil, pour pouvoir nager vers la surface et déclencher une respiration volontaire ». Les colverts dorment littéralement que d’un œil, afin de pouvoir fuir en cas d’attaque.

Le cerveau humain aurait donc aussi développé un système d’alerte pour parer aux menaces nocturnes. Maintenant que vous le savez, comment aider votre cerveau à mieux se reposer ?  Les chercheurs de Brown suggèrent par exemple d’emporter son propre oreiller afin de créer un environnement rassurant…

Nous vous conseillons les articles suivants :

Transférez par mail

À lire également


+ de 40 k€

Décrochez un poste à votre mesure

Êtes-vous bien payé ?

Découvrez votre valeur sur le marché