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Si vous faites des réunions inutiles, c'est la faute au Syndrome d'acceptation automatique !

par Cadreo




Les cadres passent plus de 3 heures par jour en réunion, l'équivalent de 16 ans sur l'ensemble de leur carrière. Ce qui intrigue le plus, c'est que 75% d'entre eux les jugent inutiles. Pourquoi y participent-ils ? Probablement à cause du Syndrome d’Acceptation Automatique (SAA), qui veut qu'on accepte toutes demandes de réunion, même celles qui ne servent à rien... Explications.

Sieste-reunionPassion réunion. En France, on aime se retrouver entre membres d'un même service, entre collègues de différents services, entre membres du CODIR, du COMEX, du COPIL (Comité de pilotage). Sans oublier les déjeuners d'affaires, les séminaires, les réunions des délégués du personnel et les brainstorming informels. On aime tellement ça que sur une carrière, les cadres passent en moyenne 3h07 par jour en réunion, soit tout de même 16 ans durant leur carrière professionnelle.

Mais qu'y font-ils ? A priori, pas grand chose. Car si 98% des cadres jugent les réunions utiles, 75% d'entre eux estiment également et paradoxalement qu'elles ne servent strictement à rien. "On est censé y exprimer nos problèmes de terrain, on est censé écouter la direction, elle-même censée nous aider. Mais ça fait 30 ans que je n'y apprends rien, que ça ne me sert à rien. c'est une perte de temps, d'argent", s'agaçait un auditeur de France Inter dans une émission consacrée à la réunionite.

Et quand on demande aux cadres ce qu'ils font vraiment en réunion, les trois quarts répondent autre chose que d'écouter ce qu'il s'y dit et 33% avouent même en profiter pour dormir... Autres chiffres qui devraient faire réfléchir : une réunion hebdomadaire d'1h30 avec 8 participants coûte 33 700 euros par an à l'entreprise, selon Perfony, une société qui vend le "mieux travailler ensemble". Alors pourquoi continuer à faire perdre du temps aux salariés et de l'argent à l'entreprise ? 

> Réuniomètre, un outil pour calculer le coût des réunions

David Grady a évoqué ce problème lors d'une conférence TED mise en ligne en novembre 2014. Spécialiste de la communication, il l'a nommé  le "Mindless acceptance syndrome" (MAS) ou le "Syndrome d'Acceptation Automatique" (SAA).

Selon Grady, le SAA serait une "épidémie mondiale" qui "consiste à accepter une demande de réunion dès qu'elle apparaît dans votre calendrier. C'est un réflexe involontaire - ding, clic, bing - c'est dans votre calendrier. 'Je dois filer, je suis déjà en retard pour une réunion'". Voilà,  par automatisme vous allez accepter n'importe quelle demande de réunion sans même vous inquiéter d'en connaître le contenu, ni si elle a un rapport avec votre poste.

Maintenant que le mal est diagnostiqué, comment le soigner ? David Brady a une solution toute trouvée même si on peut douter de son efficacité. Pour lui, cliquez déjà sur le bouton provisoire avant d'accepter la demande de réunion. Ensuite, "contactez la personne qui vous a invité à cette réunion (...), demandez-lui quel est l’objectif de la réunion (...)Et en faisant ça assez souvent, et de façon respectueuse, les gens finiront par réfléchir davantage avant d'envoyer leurs invitations à participer à une réunion. Et ça vous permettra de les accepter en connaissance de cause.Les gens pourront même commencer à envoyer des ordres du jour. Imaginez !" Est-ce que ça marche ? Aucune idée. Mais au moins vous savez pourquoi vous vous infligez quotidiennement une telle torture.

Sinon, sur notre page Facebook, nous avions conseillé cette technique pour réduire le temps des réunions...

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