Témoignages - Ces cadres qui ont quitté Paris pour la province

par Cadreo




Série 4/4 - Prix de l'immobilier, stress du quotidien, envie d'un "retour à la terre"... Les raisons qui poussent les salariés à quitter Paris sont nombreuses. Notre série de témoignages prend fin avec Christophe Hilmoine. Consultant en référencement, il est arrivé avec femme et enfant à Rennes, en 2008.

Aller voir au-delà du périph' ! Une nécessité pour près de 80 % des cadres, selon différentes enquêtes. Ce qui les pousse à quitter la vie parisienne ? Dans le désordre : respirer un air plus pur, accéder à la propriété - voire au Graal d'une maison avec jardin - raccourcir les temps de transport, vivre dans un environnement moins bruyant...Alors, Paris je te quitte oui, mais pour quelle réalité ?

Aujourd’hui, retour d'expérience avec Christophe Hilmoine, consultant en référencement pour Beweb à Rennes. Il est arrivé en 2008 dans la capitale bretonne. Avec sa compagne, ils souhaitaient offrir un cadre de vie plus agréable à leur jeune enfant et ne pas avoir la sensation  de "passer à côté de leur vie".

CHilmoine"Après mon diplôme de l'école des Mines de Saint-Etienne, je suis parti travailler en 1997 à Paris. A l'époque, pour trouver un emploi intéressant, il fallait "monter à la capitale". J'avais moins de 30 ans, donc le rythme parisien me convenait parfaitement. L'envie d'en partir est arrivée 10 ans plus tard quand nous avons eu un enfant avec ma compagne. Nous cherchions un gîte à la campagne pour les vacances et là on s'est dit que nous passions à côté de la vie. Quand nous nous rendions avec notre enfant au parc des Batignolles et qu'il fallait faire la queue aux toboggans, aux balançoires, nous avions le sentiment d'être dans une ville surpeuplée. En parallèle, nos amis partaient de plus en plus s'installer en banlieue. Une fois notre décision prise, nous avons donc jeté notre dévolue sur 3 villes : Lille, Nantes et Rennes. Nos critères : pas trop paumée, ni trop petite.

J'ai trouvé en premier un CDI à Rennes, chez Orange. Je suis parti seul les trois premiers mois, le temps d'être sûr que la période d'essai serait concluante. Pendant ce temps, j'ai cherché notre appartement. Pour ma compagne, cela n'a pas été si simple. Elle a quitté un bon poste d'assistante de direction au sein de Prisma Presse. Elle est partie car elle pouvait toucher l'allocation chômage en suivant son conjoint. Professionnellement, je n'ai pas à me plaindre mais pour elle les choses sont plus difficiles, et elle a conscience de ramer encore parfois. Pour autant, nous ne regrettons pas notre choix : il est très facile de nous rendre sur la côte et même si nous avons perdu en salaire, le coût de la vie est très clairement inférieur à Rennes qu'à Paris.

Ce n'est pas anodin de tout quitter ainsi. Je conseillerais donc aux Parisiens qui veulent partir de se renseigner auprès de proches qui ont passé le cap. Si l'on est en couple ou avec une famille, l'une des plus grandes craintes concerne l'emploi. Il existe néanmoins des dispositifs pour percevoir le chômage, il faut prendre toutes les informations utiles. Bien sûr, le dynamisme de la région est un critère important mais il faut aussi être certain de se plaire dans sa future ville d'adoption. Rennes ce n'est pas le sud, mais c'est précisément ce qui me plaît !"

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