Et si votre style de leadership se lisait sur votre visage ?

par Cadreo




Le professeur Oguz Ali Acar, de la Cass Business School, s'est intéressé à l'apparence physique et à la manière dont elle détermine les chances, ou non, des individus de devenir leader. Pour ses recherches, il a notamment analysé le visage de Donald Trump...

Trump_optLire en quelqu'un comme dans un livre ouvert. Pour Oguz Ali Acar, un professeur à la Cass Business School, ce n'est pas qu'une expression : il estime possible de déterminer le style de leardership en étudiant simplement les visages. Pour ses recherches, publiées dans la revue "The Leadership Quarterly", il a pris pour modèle le nouveau Président des Etats-Unis.

Le poids des apparences 

On sait déjà que le physique joue sur la carrière des cadres. Par exemple, les femmes considérées comme belle perçoivent une rémunération 8% supplémentaire à la moyenne et les femmes blondes sont plus souvent bloquées à l'accès aux postes à responsabilités que les brunes. Pour les hommes, c'est la taille qui compte pour faire carrière...  Oguz Ali Acar détermine, lui, à partir de la forme du visage, de la taille des sourcils et des yeux notre style de leardership. Evidemment, ça ne paraît pas très sérieux. Avec son équipe, le professeur s'intéresse néanmoins à tous les facteurs individuels qui impactent le leadership, incluant les domaines de la génétique, de l'endocrinologie, de la psychologie et de la psychiatrie. Il a étudié le visage de Trump car il est "typiquement" masculin : carré, les sourcils fournis et les lèvres fines. Des individus lui ressemblant "sont plus susceptibles d'être agressifs, dominants et puissants", commente Oguz Ali Acar.  

> Interview - Comment les cadres sont soumis aux poids des apparences

Ils seraient aussi de meilleurs négociateurs et davantage heureux en affaires. "Trump a un visage masculin qui est souvent perçu comme dominant, et apprécié dans des environnements compétitifs, lors de période de guerre par exemple. Mais les visages masculins sont également perçus comme moins dignes de confiance et ne sont guère appréciés en période de paix", souligne le professeur pour qui "la menace terroriste aurait alors contribué à son élection".

Les visages dominants sont donc une arme à double tranchant, selon Oguz Ali Acar. Cela peut-être un atout pour négocier sur la scène internationale mais cela peut aussi entraîner des conflits diplomatiques quand les autres leaders présentent ces mêmes traits de visage. Quoi d'autres ? Les personnes aux visages "dominants" auraient des comportements non-éthiques et abuseraient de la confiance des autres, indique le professeur. Bref, si on peut douter du sérieux de sa recherche, il est en revanche évident qu'Oguz Ali Acar ne nous apprend rien de neuf sur le cas Trump...

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